En l’espace de cinq ans, ZENDATA est passé d’une PME genevoise spécialisée en cybersécurité à un partenaire stratégique des plus hautes institutions du Golfe. C’est cette trajectoire que le magazine Bilan a raconté en se rendant dans nos bureaux aux Emirats Arabes Unis pour une interview au long cours avec nos cofondateurs, Isabelle et Steven Meyer.
Un terrain de jeu à la mesure des menaces
Les Emirats Arabes Unis figurent parmi les pays les plus ciblés au monde par les cyberattaques. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le UAE Cybersecurity Council intercepte entre 90 000 et 200 000 tentatives d’intrusion par jour, dont plus de 70% sont liées à des acteurs étatiques. En 2024, les attaques par ransomware ont augmenté de 32% par rapport à l’année précédente, et le secteur financier a connu une hausse de 65% des incidents de ce type. Le Moyen-Orient affiche aujourd’hui le deuxième cout de violation de données le plus élevé au monde, avec en moyenne 4,88 millions de dollars par incident.
Pourquoi une telle pression ? Un pays riche, fortement digitalisé, au coeur d’enjeux géopolitiques majeurs constitue une cible de choix. Les cybercriminels motivés par l’appat du gain y trouvent des entreprises à forte valeur ajoutée. Les groupes étatiques, eux, y voient une extension du champ de bataille physique. Les tensions régionales actuelles ont d’ailleurs amplifié cette dynamique : les attaques cyber se coordonnent désormais avec les frappes de missiles et de drones, créant une menace hybride d’une complexité sans précédent.
Un gouvernement proactif, des valeurs alignées
Face à cette réalité, les autorités émiraties ont adopté une posture résolument proactive. La stratégie nationale de cybersécurité 2025-2031 marque un tournant clair, passant d’une logique de conformité volontaire à une exigence de résilience obligatoire. Le UAE Cybersecurity Council, dirigé par HE Mohamed Al Kuwaiti, mène des initiatives ambitieuses de sensibilisation, de régulation et de soutien aux organisations, avec la conviction que personne ne doit etre laissé sans protection dans l’espace numérique.
Ces valeurs sont parfaitement alignées avec celles de ZENDATA. Depuis notre création à Genève en 2012, nous portons la conviction que la cybersécurité doit etre accessible à toutes les structures, pas seulement aux grandes entreprises disposant de budgets illimités. C’est cette philosophie qui résonne particulièrement dans le Golfe, où la volonté politique de protéger l’ensemble de l’écosystème économique est forte et concrète.
De Genève au Golfe : une expansion stratégique
Ce qui a commencé par un déplacement de deux semaines à Dubaï en 2021 s’est rapidement transformé en implantation durable. Premiers bureaux à Dubai Internet City, puis Bahreïn en 2023 et Abu Dhabi en 2024. Aujourd’hui, ZENDATA gère le SOC Ignyte pour DIFC et ses 7 000 entreprises, collabore avec des entités gouvernementales, des projets d’infrastructure comme Etihad Rail et des fonds souverains comme Mubadala.
Sur le front de la cyberguerre
Avec le conflit en cours, la dimension cyber a pris une ampleur critique. Comme le détaille Steven Meyer dans l’interview accordée à Bilan, les menaces les plus sérieuses ne viennent pas des attaques de défiguration ou de déni de service menées par des hacktivistes. Elles proviennent de la collaboration entre groupes APT iraniens, véritables bras opérationnels du gouvernement de Téhéran, et hackers russes, avec une coordination extrêmement précise entre frappes physiques et opérations cyber.
L’expertise suisse au service de la résilience régionale
L’invitation d’Isabelle Meyer par le prince héritier de Dubaï, HH cheikh Hamdan ben Mohammed Al Maktoum, à rejoindre 300 leaders sélectionnés pour réfléchir aux réponses à la crise actuelle, illustre le niveau de confiance que ZENDATA a su batir dans la région. Cette confiance repose sur un principe simple : délivrer systématiquement ce qui est promis. C’est cette rigueur, héritée de notre ADN suisse, combinée à l’agilité d’une PME capable de s’adapter rapidement aux besoins du terrain, qui fait la différence.
L’interview complète est disponible dans le magazine Bilan.
